Au cœur de la place des Vosges, le tout nouveau café Papapa fait revivre l’univers de Victor Hugo jusque dans l’assiette. Inspirée de la vie et des voyages de l’écrivain, sa carte mêle spécialités normandes et clins d’œil à ses œuvres. Une nouvelle adresse gourmande à découvrir absolument.

Même la nuit la plus sombre prendra fin et le soleil se lèvera.

Victor Hugo, Les Contemplations

Au 6 place des Vosges, l’histoire de Victor Hugo se mêle désormais à la gastronomie.

Dans cet ancien lieu de résidence de l’écrivain, qui y vécut de 1832 à 1848 et y écrivit notamment une partie des Misérables, se trouve aujourd’hui sa maison-musée, mais aussi le tout nouveau café Papapa, ouvert depuis le 1er septembre à l’emplacement de l’ancien café Mullot.

«Pour ce qui est de l’offre gustative, on voulait parler des presque vingt ans d’exil de l’auteur dans les îles Anglo-Normandes», explique Caroline Nobile, gérante du café et des Éditions Délicieuses, une entreprise parisienne de traiteur événementiel qui souhaite raconter autrement les lieux et les institutions à travers la gastronomie.

Victor Hugo fut exilé de France en raison de son opposition au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851 et à l’instauration du Second Empire. La carte s’inspire donc de la Normandie, et plus particulièrement du Cotentin, mais aussi de Guernesey, où l’auteur fut exilé. Quelques incursions gourmandes en Espagne viennent également compléter cette offre, en référence au pays qu’il a connu enfant. Autant de lieux chers à Victor Hugo.

Des plats maison inspirés de sa vie et de ses œuvres

Pour élaborer ses recettes, le café Papapa s’est notamment associé à Isigny Sainte-Mère, en Normandie, pour tout ce qui concerne la crème, le fromage et le beurre. Sur place, les plats, desserts et boissons sont faits maison, avec une carte pensée pour faire écho à l’univers de l’écrivain.

Les plats ont des noms de personnages de Victor Hugo, on a essayé de créer de petites correspondances

précise Caroline Nobile.

Et le résultat est au rendez-vous. La rédaction de Creative City s’est régalée et a notamment pu goûter :

Le Gavroche, un petit pain aux graines garni de concombre, jambon Prince de Paris, mimolette d’Isigny, salade et beurre salé d’Isigny. Sa forme de pavé fait directement référence à ceux que le jeune Gavroche, dans Les Misérables, lançait sur les soldats.

Le Zesty Mineral, un cheesecake accompagné d’une gelée d’agrumes et surmonté d’une rosace Notre-Dame muscovado.

Le Humami, un financier au miso, à la vanille et au sirop d’érable, dont le nom fait référence à une œuvre qui sera exposée du 5 au 20 septembre.

Le cookie au caramel beurre salé.

Les petits biscuits maison, avec le Papapa, un sablé au beurre d’Isigny, le Coquillage, un sablé aux éclats de caramel beurre salé, et la Chinoiserie au sarrasin.

La Fantine, une tarte aux poireaux, carotte, chèvre et sarrasin accompagnée d’une salade d’herbes, qui tient son nom du célèbre personnage féminin des Misérables.

Le tout accompagné d’une limonade maison au sureau, citron et menthe, ou encore d’un thé bio Kodama.

Le week-end, des huîtres sont également proposées, arrivant directement des îles normandes de Chausey.

Un cadre très chaleureux

Pour déguster leur repas, les visiteurs ont le choix entre l’intérieur du café, où ils pourront admirer le grand portrait de Victor Hugo entouré de ses deux petits-enfants, Jeanne et Georges, et l’extérieur, installé dans un petit jardin romantique, accompagné par le doux bruit de l’eau qui s’écoule d’une charmante fontaine.

La décoration intérieure s’inspire quant à elle du mobilier des appartements de Victor Hugo, situés à l’étage du café.

Un musée-maison qui mérite le coup d’œil

Créé en 1902, le musée conserve plusieurs centaines de dessins de Victor Hugo, mais aussi des peintures d’artistes rendant hommage à l’écrivain et à son œuvre, ainsi que de nombreuses pièces de mobilier.

On y retrouve notamment le salon chinois et la salle à manger d’inspiration médiévale, conçus par l’artiste pour la maison de Juliette Drouet, sa maîtresse, à Guernesey.

Une donation des petits-enfants du poète a également permis de reconstituer fidèlement la chambre dans laquelle Victor Hugo est décédé en 1885.

Deux fois par an, des expositions temporaires sont par ailleurs organisées au premier étage de l’immeuble.

Un lieu qui mérite donc le détour. Le café Papapa permet de profiter d’une dégustation qualitative à des prix très abordables, tandis que la visite de la maison-musée offre une belle plongée culturelle qui devrait séduire les lecteurs de Victor Hugo.

Les appartements de l’écrivain ainsi que le café Papapa sont ouverts du mardi au dimanche, de 10h à 18h. L’entrée du musée est gratuite, sauf pendant la durée des expositions temporaires, durant lesquelles elle devient payante.